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story # 5 of

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he’s a visual artist working with paper and works in Paris

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La sensualité du papier, comme une peau. Bruno Albizzati repousse sans cesse les limites du papier qui se déchire, s’érode et se rompt au contact de juxtapositions de graphite, pigments et aérosols. La matérialité est poudreuse et jaillissante tandis que la lumière est structurante. Les œuvres se construisent lentement au contact de la main et du hasard de l’atelier. Elles invitent à une réflexion sur le temps et son empreinte.

Bruno Albizzati est un artiste qui vit et travail à Paris. Il est diplômé des arts décoratifs de Paris et représenté à Paris et Bruxelles par la Galerie La Forest Divonne, ainsi que par Schuebbe Inc. à Düsseldorf. Son travail a été montré à Art Paris, Art Central Hong Kong et Art Stage Singapour.

Pour atelier stories il crée cinq oeuvres aerosol sur papier, dimensions diverses.

 

Sensuality of paper, like a skin. Bruno Albizzati consistently pushes away the limits of paper which tears, erodes or breaks when in contact with juxtapositions of graphithe, pigments and aerosols. The materiatity becomes powdery and springing, as the light structures the compositions. Albizzati's works are slowly evolving by contact of his hand and studio hazard, they invite to a reflexion on time and its trace. Bruno Albizzati is a visual artist who lives and works in Paris. He is diplomed of the Art décoratifs school, Paris and represented in Paris and Bruxelles by gallery La Forest Divonne, as well as Schuebbe Inc in Düsseldorf. His work has been showed in Art Paris, Art Central Hong Kong and Art Stage Singapour. For atelier stories, he presents five works, aerosol on paper with diverse dimentions.

 
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artworks are available during studio visits or at the art room in Geneva, they can be shipped too, contact us

meet Bruno during studio visit on 19 September 2019, in Paris - 9th // art room located in plainpalais, Geneva

get an appointment by email - romy@atelier-stories.com

Bruno Albizzati

 
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Sans-titre (polyptyque) 13, 2019, peinture aérosol et collage sur papier, 100 x 70 cm

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Sans-titre (polyptyque) 12, 2019, peinture aérosol et collage sur papier, 70 x 91 cm

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Sans-titre (Réflexion, bronze), 2019, peinture aérosol et collage sur papier, 94 x 63 cm

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Sans-titre (polyptyque) 14, 2019, peinture aérosol et collage sur papier, 135 x 100 cm

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Sans-titre (polyptyque) 15, 2019, peinture aérosol et collage sur papier, 130 x 83 cm

 

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at Bruno's, by Claire Illi

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“…Materiality matters a lot and especially the “powdery” aspect. Materiality points out the dynamism of the work that seems moving, circulating but inside structured compositions, like a tension. I see other kinds of tensions, something between appearance and disappearance, a creation that arises from deterioration. When I tear the paper, when I sand it and wrinkle it, a feeling of fragility emerges too. I am constantly researching textures and materiality. I am researching about the quality of paper itself. Paper has a very sensual aspect, like a skin, very fragile. I am trying to find a balance inside the creation…read more

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“…C’est toujours la même recherche sur l’empreinte, celle du papier froissé, malmené, qui ensuite est remis à plat, réévalué et recomposé. Il y a également un travail de collage important, le collage me permet de tirer partie d’une pratique qui relève du fragmentaire. L’aspect fragmentaire est important, il me permet de jouer sur des juxtapositions de fragments, comme si l’œuvre était issue d’une décomposition puis recomposition, c’est un mouvement dans la création. Le collage permet de rendre ce mouvement manifeste dans la composition finale…lire la suite

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“…The accidental side is also important in my work. I favour the accident that leads to other ideas of creation. Sometimes I let papers drag into my studio, they will fold, I will walk on them, or use them as support to work something else, spots of painting appear, all this generate future works. I like that the studio itself generates forms. It’s not only my systematic and predetermined action that will create the piece but also the space, and life in the studio…read more

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“…J’ai pu découvrir le travail d’artistes dans leurs ateliers grâce à la personne chez qui j’habitais. La fréquentation des artistes et de leurs ateliers a fait apparaître comme possible d’être moi même artiste, c’est apparu comme tangible, c’est devenu une possibilité. C’est à ce moment que j’ai pris la décision de m’engager dans des études d’art. J’ai choisi de suivre une formation aux Arts décoratifs plutôt qu’aux Beaux arts car je voulais apprendre des techniques, comme la gravure, la sérigraphie. Ce sont des pratiques qui ont beaucoup nourri ma création actuelle, sur la question de l’empreinte, de la trace… lire la suite

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“…I believe art has a major part in society, but mainly pieces of art rather than artists. I consider the artists as transmitters. They shall fade over the works. This distinction seems important to me. I don’t think that an artwork has to deal with society issues or be politically engaged in a literal and direct manner to be committed. I believe all forms of art, as long as they are made in an authentic and involved manner, are a form of commitment, even it the artwork, doesn’t specifically give any lesson or doesn’t treat a sensitive subject. Art is a food. Art is always a form of commitment if it is made in an authentic way. I consider my work committed… read more

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“…Sam Gilliam’s work is very inspiring to me too, I discovered him during “Soul of a Nation” exhibition at Tate Modern London, I am very interested in his “Carousel” piece. Alberto Burri because he’s creating through destruction. I like Giorgio Morandi’s work because I see a lot of life, despite his sober compositions. I like this contrast. Of course, Cy Twombly who mattered a lot to me, as regard to use of white, empty spaces, white paint that covers other layers of the work…read more

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“…Pour ma part, je considère que l’art a un rôle majeur dans la société, mais plutôt les œuvres d’art. Pour moi, l’artiste est juste un transmetteur. L’art est une nourriture. Les artistes doivent s’effacer devant le travail. La distinction me semble importante. Il me semble qu’une démarche artistique ou une œuvre d’art n’a pas besoin de tenir un discours qui soit sociétal, engagé politiquement de façon explicite et littérale pour être engagé. Je considère que toute forme d’art qui se fait de manière authentique et impliquée est une forme d’engagement, même si elle ne tient pas du discours, même si elle ne donne pas de leçon, même si elle ne traite pas de sujet sensible à première vue. C’est toujours une forme d’engagement, dans la mesure où c’est fait de manière authentique. Je considère mon travail comme une forme engagée…lire la suite

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“… La question du temps est importante. Il y a un jaillissement et en même temps une élaboration très lente de recouvrement, de réemploi, d’œuvres laissées de côté. C’est le temps de la création qui est un temps rempli de contrastes. Ce qui m’inspire ce sont les pierres érodées, les bâtiments et surfaces décrépies, les ambiances de terrain vagues, tout ce qui est dans notre environnement urbain naturel contient la trace du temps qui passe, notamment au gré des éléments, la pluie le vent, l’érosion et j’essaie de trouver des processus analogues pour les créer moi-même…lire la suite

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Comment décris-tu ton travail?

Mon travail se compose principalement d’oeuvres sur papier et carton, avec différentes techniques. Une partie en couleurs et une partie en noir et blanc. Pour la couleur il s’agit de peintures aérosols. Pour le noir et blanc, c’est un travail à partir de fusain, de poudre de fusain, de poudres de graphite. A travers ces différentes techniques, c’est une même recherche, des mêmes préoccupations qui sont présentes dans mon travail. Notamment d’un point de vue formel, quelque chose de l’ordre du « poudreux » m’intéresse. Lorsque j’utilise la peinture aérosol ce sont comme des pigments qui se déposent sur la surface, c’est un peu la même chose lorsque j’utilise les poudres graphiques. Cela met en avant un point important, des œuvres qui semblent mouvantes, circulantes en tension avec des compositions plus structurées. D’autres tensions existent également, quelque chose qui se situe entre l’apparition et la disparition. Une création qui émerge de la détérioration, en déchirant le papier, en le ponçant en le froissant, un sentiment de fragilité ressort dans les compositions finales. C’est une recherche sur les textures, notamment lorsque j’utilise de la paraffine, ainsi que sur la matière. Une recherche sur le matériau même utilisé, sur les qualités du papier qui à la fois a cet aspect assez sensuel, comme une peau mais qui est aussi très fragile. J’aimerais trouver un équilibre dans l’élaboration du travail.  

La question du temps est importante. Il y a un jaillissement et en même temps une élaboration très lente de recouvrement, de réemploi, d’œuvres laissées de côté. C’est le temps de la création qui est un temps rempli de contrastes. Ce qui m’inspire ce sont les pierres érodées, les bâtiments et surfaces décrépies, les ambiances de terrain vagues, tout ce qui est dans notre environnement urbain naturel contient la trace du temps qui passe, notamment au gré des éléments, la pluie le vent, l’érosion et j’essaie de trouver des processus analogues pour les créer moi-même.

Au départ je travaillais plus sur le noir et blanc, j’étais plus dans la figuration aussi (entre figuration et abstraction). J’ai été formé au modèle vivant lors de mes études aux Arts décoratifs à Paris, même si le corps n’est pour l’instant plus présent dans ma création de manière figurative. Je travaillais à partir de photos et d’espace que je transposais dans de grandes compositions et puis je me suis rendu compte que ce qui m’intéressait dans ce travail, c’était la lumière. C’est un élément structurant et évocateur, ainsi que la texture. Je me suis donc concentré là-dessus. J’aime dire que mon processus est concret, je ne le considère pas abstrait, car il y a un travail d’empreinte, un contact direct entre une surface, par exemple de pierre, sur laquelle je pose la feuille de papier, par frottement apparait ensuite le motif. Cette notion de processus concret me semble importante.

La couleur s’est imposée au fur et à mesure. Dernièrement, j’ai fait une résidence au Mexique, cela m’a permis d’aller plus loin dans la dimension des travaux en couleurs. C’est toujours la même recherche sur l’empreinte, celle du papier froissé, malmené, qui ensuite est remis à plat, réévalué et recomposé. Il y a également un travail de collage important, le collage me permet de tirer partie d’une pratique qui relève du fragmentaire. L’aspect fragmentaire est important, il me permet de jouer sur des juxtapositions de fragments, comme si l’œuvre était issue d’une décomposition puis recomposition, c’est un mouvement dans la création. Le collage permet de rendre ce mouvement manifeste dans la composition finale.

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Comment est-ce que tu crées?

Il s’agit de faire. Mon processus créatif, c’est le cœur de mon travail, c’est ce qui me préoccupe le plus.  

Le processus de création peut prendre des années ! J’ai l’habitude de garder tout ce que je fais, que ce soit des croquis, des essais. Tous les 5 ans je dois jeter une quantité importante de « ratés ». Dernièrement, j’ai réutilisé des sérigraphies que j’avais faites en 2ème année des Arts déco. Cela m’a amené à refaire de la sérigraphie lorsque j’étais au Mexique. Ce qui me plaît c’est de voir qu’au fur et à mesure des années, je constate que je suis une même ligne au travers d’expressions relativement différentes. Le côté accidentel est important dans mon travail, je favorise l’accident qui mène à d’autres idées de création. Parfois je laisse des papiers trainer, ils vont se plier, je vais les utiliser comme support pour travailler quelque chose d’autre par dessus, il y a des tâches de peintures ou autre qui génèrent des œuvres futures. Ce qui me semble intéressant, c’est que l’atelier en lui-même génère des formes, par exemple je vais marcher sur une œuvre que j’ai laissée de côté. Ce n’est pas que mon action méthodique et prédéterminé qui crée l’œuvre, mais c’est aussi le lieu et la vie dans le lieu de l’atelier. Le lieu dans le temps. Comme une construction.

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Quel a été ton chemin vers ta pratique artistique?

La création a toujours été une perspective pour moi. Pas forcément la création plastique, mais plus largement ce qui m’intéressait lorsque j’étais enfant c’était la poésie, la danse. Je dessinais également beaucoup. Ce qui a été décisif ce sont les quelques mois que j’ai passé au lycée français à New-York, je suis sorti d’un environnement parisien dans lequel je ne côtoyais pas d’artistes pour entrer dans un univers artistique bien plus marqué. J’ai pu découvrir le travail d’artistes dans leurs ateliers grâce à la personne chez qui j’habitais. La fréquentation des artistes et de leurs ateliers a fait apparaître comme possible d’être moi même artiste, c’est apparu comme tangible, c’est devenu une possibilité. C’est à ce moment que j’ai pris la décision de m’engager dans des études d’art. J’ai choisi de suivre une formation aux Arts décoratifs plutôt qu’aux Beaux arts car je voulais apprendre des techniques, comme la gravure, la sérigraphie. Ce sont des pratiques qui ont beaucoup nourri ma création actuelle, sur la question de l’empreinte, de la trace.

Ce qui a été important également c’est lorsque j’ai commencé à exposer et ma première exposition collective en 2009. C’est à travers la diffusion à une petite échelle de mon travail que ce que je faisais a pris du sens dans un dialogue, une confrontation avec un public. J’aime que mon travail soit partagé. Les contacts que je peux avoir avec le public nourrissent les œuvres que je fais. Je ne fais pas des œuvres pour qu’elles soient appréciées mais j’aimer tirer partie des contacts que j’ai pu avoir au cours des visites d’atelier, d’expositions. J’essaie de transmettre ma sensibilité. Il est nécessaire pour moi d’avoir cette extériorisation d’un travail qui d’autre part est très solitaire et intime.

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Tes inspirations ?

Je regarde beaucoup d’artistes très divers, Antony Tapies qui me parle beaucoup que j’ai découvert à Barcelone dans la fondation Tapies, notamment pour son travail de texture et de matières. Le travail de Sam Gilliam, découvert récemment dans l’expo Soul of a Nation à la Tate moderne, la pièce Carousel en particulier m’intéresse beaucoup. Alberto Burri également pour le côté création par la dégradation. Giorgio Morandi, je vois beaucoup de vie dans son travail, malgré ses compositions extrêmement sobres, j’aime ce contraste. Cy Twombly qui a beaucoup compté, notamment en ce qui concerne l’utilisation du blanc, l’espace de réserve, la peinture blanche qui vient recouvrir d’autres couches du travail.

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Quel rôle pour l’artiste contemporain ?

Pour ma part, je considère que l’art a un rôle majeur dans la société, mais plutôt les œuvres d’art. Pour moi, l’artiste est juste un transmetteur. L’art est une nourriture. Les artistes doivent s’effacer devant le travail. La distinction me semble importante. Il me semble qu’une démarche artistique ou une œuvre d’art n’a pas besoin de tenir un discours qui soit sociétal, engagé politiquement de façon explicite et littérale pour être engagé. Je considère que toute forme d’art qui se fait de manière authentique et impliquée est une forme d’engagement, même si elle ne tient pas du discours, même si elle ne donne pas de leçon, même si elle ne traite pas de sujet sensible à première vue. C’est toujours une forme d’engagement, dans la mesure où c’est fait de manière authentique. Je considère mon travail comme une forme engagée.   

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How would you describe your work?

I mostly work on paper and cardboard. I am experiencing different technics. I am using charcoal, powder of charcoal and powder of graphite for the black and white works and mostly aerosols for the coloured ones. No matter what technic is used, it is always the same concerns and the same quest. When I use aerosol, the pigments lay on the surface, same thing happens with the graphite powders. Materiality matters a lot and especially the “powdery” aspect. Materiality points out the dynamism of the work that seems moving, circulating but inside structured compositions, like a tension. I see other kinds of tensions, something between appearance and disappearance, a creation that arises from deterioration. When I tear the paper, when I sand it and wrinkle it, a feeling of fragility emerges too. I am constantly researching textures and materiality. I am researching about the quality of paper itself. Paper has a very sensual aspect, like a skin, very fragile. I am trying to find a balance inside the creation.

Time matters a lot too. There is a gushing and yet slow development of the work with overlaying, re-use of works that I let aside for a while. Time of creation is full of contrasts. I am very inspired by eroded stones, age-worn buildings and surfaces, wasteland atmosphere, everything that exists in our urban natural environment and contains evidence that time is passing, like rain, wind, erosion traces. What I do is try to find a process to create similar time traces in my work.

At first, my work was mostly black and white. I was also more into figuration (between figuration and abstraction). I’ve learnt live model drawing in art school, but the human body is not really part of my creation in a figurative way right now. I was also working with photography of spaces that I would replicate in large-scale compositions. Then I understood that I was mostly interested in “light”. It is a structuring and evocative element, as a texture. I therefore focused on that. I like saying that my creation process is concrete. I don’t consider it abstract, because I am working concretely on trace. It makes it concrete when for example I create a friction between paper and stone to reveal a motive. This notion of concrete process is important to me.

Colour came progressively in my work. Lately, I’ve participated to an artist residency in Mexico during which I got to make bigger colour format. It’s always about the same research on trace on wrinkled and battered paper. Paper is flattened, reconsidered and recomposed. My work on collage is also important, because collage makes the work fragmentary. This fragmentary aspect matters, it allows me to play with juxtapositions of fragments, as if the work came from decompositions and re-compositions. It’s a movement in the creation. The act of collage creates the movement inside the final composition.

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What about your creative process?

It is all about doing, making. My creative process is the heart of my work, it is what concerns me the most.

My creative process can take years! I have this habit of keeping everything I make, sketches, tests. Every other 5 years, I have to throw away a huge quantity of « failed » things. I like reusing old works. Lately I’ve reused screen-printing that I made during art school. It led me to make some new pieces in Mexico. I’ve noticed that I’ve always been following a similar line through diverse lines of expression, I like that. The accidental side is also important in my work. I favour the accident that leads to other ideas of creation. Sometimes I let papers drag into my studio, they will fold, I will walk on them, or use them as support to work something else, spots of painting appear, all this generate future works. I like that the studio itself generates forms. It’s not only my systematic and predetermined action that will create the piece but also the space, and life in the studio.

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How did you realize you wanted to be an artist?

Creation has always been a life perspective for me, but not necessarily plastic creation. As a child I was very interested in poetry or dance. I was also drawing a lot. I would say the decisive moment happened during my stay in New York, in French high school. I got out of my Parisian environment that wasn’t particularly artistic to enter into a much more artistic world. Thanks to the person who was hosting me, I started to meet artists and visit their studios. By meeting those people it became real, concrete and possible for me to become an artist as well. It was now a possibility. At this time, I decided to enter into an art school. I’ve hesitated between Beaux-Arts and Arts Décoratifs in Paris, and chose to integrate Arts Décoratifs because I wanted to learn technics like, screen-printing or etching. Those technics are still nourishing my actual creative practice, especially when it comes to the trace question. 

My first collective show back in 2009 has also been very important. Through the diffusion of my work, at a small scale, what I was doing and creating suddenly became meaningful. It became very important for me to share my work and confront it with people. I am nourished by the connections with people, during studio visits or shows. I am using them in my work. I am trying to share my sensibility and I need to exteriorise my work that is also very solidary and intimate.

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What about your inspirations?

I am interested in many different artists. Antony Tapies whom I discovered in his foundation in Barcelona, I like his work on texture and materials. Sam Gilliam’s work is very inspiring to me too, I discovered him during “Soul of a Nation” exhibition at Tate Modern London, I am very interested in his “Carousel” piece. Alberto Burri because he’s creating through destruction. I like Giorgio Morandi’s work because I see a lot of life, despite his sober compositions. I like this contrast. Of course, Cy Twombly who mattered a lot to me, as regard to use of white, empty spaces, white paint that covers other layers of the work.

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What role for the contemporary artist?

I believe art has a major part in society, but mainly pieces of art rather than artists. I consider the artists as transmitters. They shall fade over the works. This distinction seems important to me. I don’t think that an artwork has to deal with society issues or be politically engaged in a literal and direct manner to be committed. I believe all forms of art, as long as they are made in an authentic and involved manner, are a form of commitment, even it the artwork, doesn’t specifically give any lesson or doesn’t treat a sensitive subject. Art is a food. Art is always a form of commitment if it is made in an authentic way. I consider my work committed.  

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